Belgische Confederatie Van Het Paard

‘Ce que vous devez savoir en tant que propriétaire ou professionnel du cheval : sans panique, mais avec vigilance’

Cette semaine, il a été annoncé qu’un cheval en Belgique a été testé positif pour la première fois au virus du Nil occidental (West Nile Virus, WNV). En tant que Paardenpunt Vlaanderen, nous souhaitons informer correctement le secteur : qu’est-ce que ce virus exactement, comment reconnaître une infection et que pouvez-vous faire vous-même ? Nous abordons ce sujet de manière volontairement sereine. La plupart des chevaux qui entrent en contact avec le virus ne tombent pas malades ou ne présentent que peu de symptômes. Grâce à quelques mesures simples, vous pouvez en outre réduire le risque pour votre cheval.

Qu’est-ce que le virus du Nil occidental?

Le virus du Nil occidental circule naturellement entre les oiseaux sauvages et les moustiques, principalement les espèces du genre Culex (« moustiques domestiques »). Un moustique qui se nourrit du sang d’un oiseau infecté peut transmettre le virus à d’autres animaux ou à l’être humain par sa piqûre.

Les chevaux et les êtres humains sont ce que l’on appelle des« hôtes terminaux » : ils peuvent être infectés, mais ne transmettent pas eux-mêmes le virus. Il n’existe donc aucun risque de transmission de cheval à cheval, de cheval à homme ou par simple contact. Seule une piqûre de moustique peut transmettre le virus.

Le virus sévit aux États-Unis depuis 1999. Il est également présent depuis plusieurs années dans certaines régions d’Europe du Sud et d’Europe centrale et, au cours des dernières années, il a été détecté plus au nord en raison notamment d’étés plus chauds et plus longs, y compris chez des oiseaux sauvages en Belgique. Le fait qu’un premier cas ait désormais été confirmé chez un cheval ne constitue donc pas une surprise totale pour les experts, mais représente un bon moment pour renforcer la vigilance.

Comment reconnaître une infection chez votre cheval?

La plupart des chevaux infectés ne présentent aucun symptôme.

Lorsqu’un cheval tombe malade, les premiers signes ressemblent à ceux d’une grippe légère :

  • fièvre ;
  • diminution de l’appétit ;
  • abattement ou léthargie.

Chez une partie des chevaux malades (de l’ordre de 10 %), le virus peut également affecter le système nerveux. Soyez alors attentif aux signes suivants :

  • tremblements musculaires ou faiblesse musculaire ;
  • démarche hésitante, trébuchements ou allure instable et traînante ;
  • difficulté à se relever ou signes de paralysie.

La période d’incubation, c’est-à-dire le délai entre l’infection et l’apparition éventuelle des symptômes, est d’environ 5 à 15 jours. Les troubles neurologiques peuvent être graves et parfois permanents ; dans les cas les plus sévères, ils peuvent entraîner la mort du cheval ou nécessiter son euthanasie. Une détection précoce et un suivi adapté peuvent donc faire une réelle différence

Si votre cheval présente l’un de ces symptômes, contactez votre vétérinaire.

Un diagnostic rapide aide non seulement votre propre cheval, mais aussi le suivi général du virus en Flandre. La fièvre du Nil occidental figure en effet sur la liste des maladies animales à déclaration obligatoire dans l’Union européenne et donc également en Belgique : les vétérinaires doivent signaler tout cas suspect à l’AFSCA. Il s’agit d’une procédure standard existante visant à assurer un suivi adéquat de la situation, sans qu’il y ait lieu de s’inquiéter.

Que pouvez-vous faire vous-même?

Étant donné que le virus est transmis par les moustiques, la prévention contre les moustiques constitue la mesure la plus importante:

  • Évitez toute eau stagnante autour des écuries et des pâtures (seaux retournés, vieux pneus, arrosoirs, etc.) : ce sont des lieux idéaux pour la reproduction des larves de moustiques.
  • Renouvelez régulièrement l’eau des abreuvoirs et des seaux.
  • Les moustiques sont les plus actifs au crépuscule (matin et soir). Envisagez de garder votre cheval à l’intérieur à ces moments-là ou d’utiliser une couverture anti-mouches traitée avec un insecticide.
  • Une bonne hygiène des écuries et une ventilation suffisante contribuent également à limiter les populations de moustiques dans et autour des installations.

Il existe également des vaccins contre le virus du Nil occidental pour les chevaux. La pertinence de la vaccination pour votre cheval dépend de plusieurs facteurs tels que la région, l’âge, l’état de santé et l’utilisation du cheval. Discutez-en avec votre vétérinaire : c’est la personne la mieux placée pour évaluer avec vous ce qui convient le mieux à votre cheval et à votre situation.

En conclusion

Cette première confirmation en Belgique est une raison d’être vigilant, mais pas de céder à la panique. La grande majorité des chevaux infectés restent asymptomatiques ou récupèrent bien. En restant attentif aux symptômes, en limitant la présence de moustiques et en consultant votre vétérinaire en cas de doute, vous protégez votre cheval de manière responsable.

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Date: 05/08/2026
Source: PPV